La
phytothérapie est née avec l’homme.
L’Amérique précolombienne possédait
déjà une exceptionnelle richesse de
plantes qui lui permettait de pratiquer des thérapies
magiques ou semi rationnelles. Les
papyrus d’Ebens nous apprennent qu’en
2000 avant Jésus Christ les Egyptiens savaient
anesthésier grâce à certains
végétaux, c'est-à-dire grâce
à la phytothérapie. Les
Babyloniens et les Phéniciens également
étaient très familiarisés avec
la phytothérapie. Ils imposaient des règles
strictes d’hygiène et de traitement
par les plantes dans les cas de maladies cutanées,
vénériennes, contagieuses, digestives,
cardiaques…
Ensuite,
la médecine chinoise utilise la phytothérapie.
De là, l’Empereur Chen Nong, premier
herboriste, fixa les grandes indications des trois
plantes les plus souvent utilisées. Il distingua
la phytothérapie en différentes catégories
: les drogues "supérieures",
c'est-à-dire des plantes fortifiantes et
non toxiques sur une longue durée ; les drogues
"intermédiaires", dont
la toxicité dépend du dosage ; et
les drogues "inférieures",
c'est-à-dire des agent thérapeutiques
spécifiques à usage limité
dans le temps.
La
médecine indienne se base aussi sous forme
de formules magiques sur la phytothérapie,
dont les drogues et les épices sont célèbres.
Même
dans la médecine grecque la phytothérapie
a une grande importance. En effet, Hippocrate utilise
des médicaments pour la plupart d’origine
végétale et crée alors "la
théorie des signatures" qui explique
la liaison entre la forme des plantes et les maladies
et donc le pouvoir thérapeutique des plantes.
C’est à ce moment là qu’il
impose les symboles de qualité et de principes
moraux du vrai thérapeute. A partir de là,
naît l’école héllénique
de phytothérapie avec Aristote, Dioscoride,
Celse ou encore Galien, Théophrase.
Enfin
en Europe, la phytothérapie est reconnue
puisque Charlemagne promeut la connaissance de la
médecine populaire et ordonne alors la culture
de certaines plantes médicinales. En 1512
à Mayence, l’herboristerie et donc
la phytothérapie prend toute sa place grâce
à la parution d’un herbier : "Herbanius
moguntinae", puis celui de P.A. Mattioli,
plus célèbre encore.
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